Affichage des articles dont le libellé est humeur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est humeur. Afficher tous les articles

vendredi 1 mars 2013

Levée de soutif et...

... et finalement rien ne change!
Condamnée à l'inaction forcée, j'ai plongé avec délices dans les cartons donnés par Moman: du pur vintage burda d'origine en droite provenance des seventies. A moi les "robe charmante", les "manteau très allant", les "robe décente" et les "ensemble très jeune". 
A moi aussi les éditos d'Aenne Burda. On y parle, sur les presque huit ans que parcourent ces cartons, de la crise, de la gloire du home made, de l'intelligence féminine contre le diktat de la mode. Ça vous rappelle des choses?
Là où on voit qu'on a vaaaaachement évolué, c'est quand on lit ce genre d'édito ce sont des photos alors reconstituez le texte original, un indice: Mme Burda ne se répète pas.



Édifiant, n'est-ce-pas? Édifiant de voir à quel point ce qui est sermonné dans ce texte est devenu une seconde nature culturelle pour la quasi totalité de la population féminine. Sommes nous "cohérentes avec nous mêmes"? Ou totalement conditionnées par des décennies de ce genre de discours? 
Moi j'aime les éditos des années 70 celui-ci est de mai 1970, un an avant que je n'ouvre les yeux sur le monde ils sont d'une franchise déconcertante: le marketing et la résistance au marketing devaient être moindres à l'époque?

En attendant, simple réflexion de fouineuse de magazines burda-simplicity and co, regardez ce modèle par exemple, daté d'avril 1970: pile dans la tendance!

"Il n'y a de nouveau que ce qui est oublié" Rose Bertin, modiste de Marie-Antoinette.

dimanche 16 décembre 2012

Moment de joie.

Oh Lecteur (et lectrice) tu te demandes sans doute quel délire éthylique pré noyelien te vaut cette illustration pour le moins peu suggestive et étonnement explicite? 
Remercie donc Anonyme le No-Couillu ANC pour les copines.
Habitude avait été prise de ne pas être remerciée plus que cela des misérables cadeaux que je jetais en pâture au web du temps que je scappaizencore. 
Mais jamais oh grand jamais je n'avais eu un tel commentaire. Réjouissant. Hilarant dans sa concision. Permettant d'imaginer l'internaute l'ayant posté avec une jubilation proche de l'extase bidonnesque. 
Si tu veux rire toi aussi, va donc làààààà, en bas des commentaires. 
Merci à ANC pour ce beau moment de grimpade auto-personnelo-propulsée de self-estime qui s'esbaudit de ne pas être ainsi.
Comme disait Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord "Quand je me regarde je me méprise, mais quand je me compare qu'est-ce que je m'admire!"

lundi 10 septembre 2012

Ah! Chronique d'un pays dit civilisé.

Ce fut mon commentaire à presque chacune des phrases de cet article dont je te livre, ô lecteur, les bonnes lignes. Tu peux faire "Ah" aussi, je partage.

Titre de l'article: la robe est-elle subversive? Ah. Dans ma robe à une heure de partir au travail, je hausse le sourcil au dessus de mon thé.

D'abord les témoignages:
En robe, on est alternativement une pin-up, une ingénue ou une femme forte. Plus qu’un bout de tissu, il s’agit d’un support à fantasmes. D’une armure aussi, puisqu’on se sent protégée par le personnage qu’on incarne. Ah.

Il faut être sûre de soi et bien se connaître pour se promener en robe : ce n’est pas un vêtement anodin ou passe-partout. 

Ah.

Pour le sentiment de liberté qu’elles me procurent, la légèreté qu’il y a à bouger et à marcher quand on a les jambes à l’air. Le pantalon m’entrave, je n’en porte jamais, même pas pour faire du sport ou le ménage... Je n’adore pas les collants non plus. Les jambes bronzées, c’est mieux. Ce qui est amusant, c’est que mon mari aussi, sans doute pour les mêmes raisons, porte des robes à la maison. Ah? On doit rigoler à la maison... et sans bronzer, on peut rober?

bouger en robe comme si on était en jean donnerait l’impression d’une usurpation de féminité très étrange ! Cela me fait penser à la jupe-culotte si chère à ma mère : c’est l’hybride parfait, le mouvement de la robe et celui du pantalon. Aaaaaaaaaaaah... erk!

Aujourd’hui, il suffit qu’une robe un peu moulante se retrousse quand je monte les marches de Matignon pour qu’on dise que j’ose la minijupe ! Ah? Pfffff....

Jusqu’au milieu du XXe siècle, les femmes en portaient en toutes circonstances. Je me sens donc historiquement dans mon élément naturel. Ah!

Coupe sobre et couleur sombre, à porter avec des talons hauts ou avec des bottes cavalières l’hiver. Le choix du soulier est essentiel ; il est inutile de se surcharger d’accessoires. 

Ah... sobre et sombre? 

Ensuite l'analyse:
Emblème de la féminité, assumée, décomplexée, la robe donne libre cours à toutes les interprétations et à tous les fantasmes. Gniiiiiiiii?

Pour la psychanalyste Lydia Taïeb (auteure avec Élise Ricadat de Rien à me mettre !, chez Albin Michel), « arborer cette pièce si riche de connotations est aujourd’hui plutôt courageux. Hein???

Qu’on le veuille ou non, dans l’imaginaire de certains hommes, la robe reste associée à la séductrice rouée ou à la coquette frivole. Han!

les femmes doivent-elles reconquérir le terrain d’une féminité sexuée ? Rolala...

mercredi 16 novembre 2011

C'est Noël en avance!

Ben oui, Saint Nicolas est déjà passé. Il a offert un jour de carence aux fonctionnaires dont je suis. Il l'a accompagné d'un petit coup de diviser pour régner, ben oui tout le monde en est conscient, hein? si les finances de la France vont mal c'est à cause des fonctionnaires malades. Haro sur le baudet!!!!(voir ps en bas)
Il a omis de dire que dans le privé ce sont les employeurs qui payent les jours de carence. Dans le public, comme l'employeur c'est l'étatquitaxe, ben boum c'est pour ta pomme.
Il a omis de dire que les députés ont refusé une baisse de leurs indemnités hier, ce qui aurait permis une économie de 5 millions (lire ici).
Il a omis de dire que les sénateurs ont le même avis pour leur vieille pomme. 
Il a omis de rappeler, après avoir annoncé le gel de son propre salaire, qu'il se l'était auparavant augmenté de 170% en un quinquennat (source RTL).
C'est cool, je trouve, d'avoir le choix de se voter, ou pas, une réduction de son confortable pouvoir d'achat. Qui d'entre vous a ce choix? Ah, vous non plus? C'est con, hein... Pis c'est pas d'avoir un jour de salaire en moins qui va m'améliorer la santé, mais Saint Nicolas n'est pas Hippocrate, ça il peut pas le savoir, il est juste hypoautrechose.
A l'heure où certains s'indignent avec raison, finalement rien n'a changé depuis un bout de temps... Bon, ça a quand même fini à la Bastille et au delà, place de la Révolution, faudrait quand même pas l'oublier non plus...
Selon que vous serez puissant ou misérable etc etc.

Ps: voilà ce qu'on peut lire ce matin sur le site du Figaro dans les réactions des internautes: carrément un appel au massacre des fonctionnaires...
Alors ces fonctionnaires avec aucun jour de carence..! ces nantis, ces égoistes, ces fainéants, ces râleurs, dont la moitié inutile a été embauché a vie sous le régime socialiste Mite-Jospin pour fausser les statistiques du chômage..! LA FRANCE N'EN PEUX PLUS DE CES INEGALITES ... Et lorsque ça va pétés ces messieurs les privilégiés vont-être servis en premiers et ce sera normal ...Un exemple la révolution Tunisienne.. et celle de Moldavie il y à 20 ans environ, 3 millions de fonctionnaires massacrés par le peuple en colère .....continuez fonctionnaires à râler et à faire vos grèves pour emmerder ceux qui travaille plus que vous , car avec la crise qui va s'accentuer ça ne vas pas encore durer bien longtemps...!j'espère bientôt que l'état sera en faillite et qu'au mieux, je dis bien au mieux pour vous ce sera de ne plus toucher un euros...
 

mercredi 19 octobre 2011

Post sur les prés, et les posts

Mais qu'est ce qu'elle raconte? se dit le lecteur attentif mais un brin inquiet pour ma santé mentale.
Hier, me déplaçant à pas pressés dans ma petite ville à pas très pressés même vue la bise qui mordait ma vision latérale enregistre un truc au passage. Le temps que ça arrive au cerveau, j'avais fait 100mètres t'as le choix entre "elle marche vachement vite" ou "elle réfléchit vachement lentement, 'tention à ce que tu choisis et j'ai fait demi tour vent debout et mascara qui coule pour aller vérifier.

Pré-Maman.

Des affichettes mêmes pas belles genre banderoles soldes, mais en noir et blanc, le truc pondu à l'arrache avec l'imprimante du magasin, pour annoncer l'ouverture d'un nouveau rayon dans une boutique à l'enseigne italiano-provocante. 

Pré-Maman.
On avait déjà les préado errrrrkkkkk!, le syndrôme prémenstruel kaikaikai!, la préretraite de moins en moins, la préhistoire il y a longtemps, les divers préavis, prétest, préaccord, préindustriel, préinscription, préinstallation, préassemblage, préétuvage, préenduction, prépresse, prétraitement, préindication, préemballé, prééminence, préélémentaire, préemption, préenregistré, préétablir, , préfinancement, et même les précancéreux.
Maintenant on a les pré-maman, avé le tiret histoire que ça se voit passque le mannequin en vitrine il était pré-maman de quatre jours trois quart et il était pas très convaincant dans le rôle.
Et ensuite? 
On aura le rayon postgravidé, on parlera de postadolescence Tanguy?, de postéléctoral on appelle ça déception, de postcontent fâché!, de postcaprice va dans ta chambre t'es puni, de postdodo boulot? Appelons dons l'apéritif le prérepas et le café le prédigestif ou le postrepas, puis le postcafé ou la présieste pour le digestif et le postpoussecafé pour la sieste, à moins que l'on opte pour le préréveil. 

Pré-Maman. Enceinte serait devenu un gros mot vilain pas beau dégoutant erk? Enceinte, ça sonne comme jambes gonflées, envies de cookies, kilos en trop en trop en trop en troooooop dans notre société postmoderne préfaminàtoutprixpourêtrecanon? Tandis que pré-maman, ça sonne gazouillis roses, statut social, bonne pondeuse efficace dans son jean slim, shoppeuse rayon baby?

La langue française est vivante car elle évolue. Dommage que sur ce coup ce soient des publicistes sans poésie autre que celle des profits qui s'en chargent.

samedi 15 octobre 2011

In memoriam

A la mémoire de cette enseignante qui s'est immolée dans la cour de son établissement scolaire.
A la mémoire de cette éducation qui n'est plus nationale mais est à l'agonie.
A la mémoire de ce service public que tant ont été fiers de servir et que l'on casse* systématiquement.

* quelle prime à la casse peuvent toucher des gouvernants qui détruisent le système qui sert le pays qu'ils gouvernent?

mercredi 28 septembre 2011

Un peu de culture...

Je ne suis pas systématiquement fan des combats hyper-féministes. Il y a le féminisme, et il y a l'hyper-féminisme aussi braqué que le machisme de base, et ce n'est pas en adoptant une position rigide qu'on fera avancer les choses ce n'est que mon avis.
Aussi l'info sur le refus du terme "mademoiselle" par les Chiennes de Garde m'a-t-elle fait sourire. Comparée au calcul de notre empreinte écologique sur la Terre que nous lèguerons à nos enfants, cela m'a semblé un chouia décalé. Mais m'a permis d'apprendre des choses. Je n'étais déjà pas fan de NapoFirst qui n'est l'Empereur que chez nous, mais placez-vous du côté des pays conquis et vous changerez de regard mais il vient de redescendre encore d'un cran dans mon estime. Pour une question d'étymologie. Jugez plutôt:

Demoiselle vient du latin « domnicella », diminutif de « domina ». Sous l’Ancien Régime, c’était un titre de noblesse, l’équivalent féminin d’écuyer! A partir du XVIIIe siècle, le terme a cessé d’être socialement valorisant pour être associé au statut marital, désignant la femme comme… « vierge à marier ». 
Puis Napoléon a cessé d’accorder aux femmes leur majorité au mariage : elles sont devenues mineures à vie sous la tutelle de leur père (« oiselle ») ou de leur mari (« dame »). Depuis l’abrogation du Code  Napoléon en 1938, toute femme devrait donc, à sa majorité légale, être nommée « dame » et non plus « oiselle »… qu’elle soit mariée ou non. Depuis quarante ans, deux circulaires et huit questions au gouvernement ont été publiées pour le rappeler : l’emploi de « Mademoiselle » n’a aucune valeur légale et ne constitue pas un élément d’état civil. Pourtant, aujourd’hui si vous cochez la case célibataire dans votre déclaration de revenus, même à 42 ans bien sonnés et avec trois enfants à charge, vous recevrez un avis d’imposition au nom de « Mademoiselle »… Vierge, mineure et à marier!

mardi 27 septembre 2011

Jour de Grève...

En ce jour de Grève, je travaille. Mouaif. Pas par conviction, par obligation financière et éthique personnelle qui me perdra mais Crapulator m'ayant fait manquer deux jours de cours à le soigner j'ai scrupules à priver mes élèves de mon indispensable enseignement dont ils se priveraient bien, de leur propre aveu.C'est pas pour ça que je ne fulmine pas dans mon coin, loin de là!

Si tu es du genre à casser du prof, ce sale fonctionnaire glandeur toujours en vacances-en grève- en congé maladie- qui même quand il est là est incompétent, y a qu'à voir les résultats du petit dernier, la suite est pour toi. 
Si tu es du genre à te dire que misère, dans quel système mets-tu tes enfants, et en plus t'as pas le choix, mais franchement tu plaindrais n'importe quel être humain de devoir apprendre à 30 ados les subtilités de l'emploi du passé simple dans un récit alors que tu n'arrives pas à faire comprendre à ton petit dernier qu'il faut mettre les chaussettes DANS le panier de linge sale, pas dessus-derrière-devant-à côté-sous le lit et pas en boule ni à l'envers, merci!, la suite est également pour toi.

D'abord, va lire l'excellent billet de ma collègue Titcheur d'english en zep. T'apprendras des choses.
Pis ensuite je te copie-colle un petit article à méditer (à l'origine lààààà). De part son contenu. Et de part sa date, aussi. Ensuite tu méditeras sur les mots changement, évolution, progrès, tout ça... Si tu es d'humeur résolument philosophe tu ajouteras les notions de vocation, de passion, d'abnégation, d'humiliation, de négation... Je ramasse les copies dans deux heures.
 
La vérité sur le salaire des profs
 12-03-2007

Il est de bon ton de se gausser lors d’un dîner en ville (Paris de préférence...), des professeurs de l’éducation nationale, tristes sires fainéants et surtout trop payés. De bon ton, en cette période troublée, de se moquer allégrement de ces fonctionnaires trop souvent en vacances et en grève... Qu’en est il exactement ? Trop payés les profs ? Trop de vacances vraiment ? Une petite mise au point s’impose.

Première vérité :
Actuellement, le temps de travail d’un enseignant de collège ou de lycée est de 18 heures par semaine. C’est, pour les professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par un décret datant de 1950.

Seconde vérité :
En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu’un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant les élèves, afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 heure devant les élèves et 1,5 heures à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l’époque (1950), s’il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité d’environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.

Troisième vérité
Qui aujourd’hui, sait qu’en réalité les vacances d’été ne leur sont pas payées, qu’ils rattrapent le surplus des petites vacances, et que leur salaire est seulement 1.2 du smic ?

Faisons le point sur la situation des autres salariés :
1. Il y a eu la troisième semaine de congé payé en 1956, puis quatre en 1969.
2. Les 40 heures réelles ont été atteintes au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936). 
3. Puis il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982,
4. Puis les 35 heures en 2000.
En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %.

Et les enseignants ?
Ils doivent toujours le même service. Oui, mais les vacances me direz-vous ? Car, comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances ? Eh bien justement, le législateur a tout prévu et cela de deux façons. D’abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c’est pour les petites vacances (Toussaint, Noël, etc.). Car les vacances, c’est pour que les élèves se reposent. Donc le temps de travail des professeurs a été annualisé.

Mais, et les deux mois d’été alors ?

Là, c’est un tout petit peu plus compliqué. Certains enseignants ne le savent même pas, d’ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. La grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3.
Mais à cette grille, il a été retiré deux mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12. (Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 € par mois il recevra 24 000 € par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais sur 10 mois, soit 20 000 € par an.... Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 € par mois).

Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances !

Oui bon d’accord, peut-être que les profs ne sont pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même, ils ne sont pas à plaindre...

Eh bien soit, comparons :
1. Le salaire des profs est nettement en-dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public.
2. Le salaire de départ d’un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC. Aujourd’hui, il n’est plus que 1,2 fois plus élevé. Autrement dit, si comme le PS l’a écrit dans son projet le SMIC augmentera de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l’UMP l’a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC. CQFD!!

Alors oui le décret de 1950 est vieux ! Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants ! Mais dans quel sens ? Est-ce en faisant en sorte que les professeurs travaillent plus pour gagner autant ?
Laurent TARILLON
enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble.

Que le salaire et les conditions de travail des profs s’invitent dans cette campagne électorale qui ronronne entre posture convenue et menaces sur l’avenir du service public...

jeudi 22 septembre 2011

On ne commente pas une décision de justice...

Un collégien qui avait porté un coup de couteau à l'un de ses professeurs l'an dernier a été condamné mercredi à deux ans de prison avec sursis par le tribunal pour enfants de Thionville (Moselle).

Le sursis a été assorti d'une mise à l'épreuve pendant trois ans avec obligation d'un suivi psychologique, de poursuivre une formation et interdiction de détenir une arme comme d'entrer en contact avec sa victime. Poursuivi pour violences aggravées, ce garçon de 15 ans était passible de cinq années de prison. L'agression s'était produite le 28 avril 2010 au collège Lionel-Terray d'Aumetz. Le collégien, scolarisé en classe de 4ème et décrit comme "bon élève", n'avait pas supporté une nouvelle remontrance de son professeur de sciences de la vie et de la terre qui l'avait retenu à la fin d'un cours en raison d'un travail non fait.

mardi 13 septembre 2011

L'important, c'est l'info ma brav'dame!

Oui je sais , je suis une chieuse, qui reprend machinalement les enfants des autres quand ils font des fautes de français roooo le regard qu'elle m'a lancé la mère!!!! et fait des groumphs à peine audibles mais quand même devant les fautes écrites par d'autres pisque de toute façon moi j'en fais jamais et je les vois pas.
Mais parfois je pars d'un immense fou rire, et ce fut le cas hier soir. Prose de Mister El Mayor au sujet des manœuvres parentales devant l'école.
"je vous prie de croire, de croire," est visiblement une faute de frappe. Et de relecture. Ça arrive.
"des marches arrière" me pose un cas de conscience épineux, le truc sur lequel les puristes se disputent des heures, donc on passe oui parfois en salle des profs deux acharnés opposent leurs arguments pour ce genre de problème, oui, je le confesse, j'en fais partie.
"dans le cas ou" par contre non, là il n'y a pas de doute. Mais bon, un problème de touche peut-être?
Mais ma préférée est "les parents continus à". Alors celle-là, elle m'éclate, me secoue le péritoine et m'émoustille le zygomatique. Qu'importe le bout par lequel je la prends, je ne lui trouve aucune explication rationnelle. Une perle parfaite.
Du coup je me dis que finalement je suis très tatillonne en dictée, je ferais peut-être mieux de laisser tomber... Sainte Rita, priez pour moi!

mardi 31 mai 2011

Oui je suis en grève aujourd'hui...

Parce que je ne comprendrai jamais, jamais, et accepterai encore moins, qu'une nation prépare son avenir en sabordant l'éducation de son peuple. Je ne suis pas gréviste pour mon salaire gelé depuis et pour un moment, car je ne suis pas la seule dans ce pays à être dans ce cas, loin de là. Mais contre les suppressions de postes à gogo, préparation d'autres joyeusetés à mon avis, qui font que les classes sont surchargées, qui obligent à viser un niveau moyen en laissant les élèves doués se dégoûter de l'éducation par ennui et les pas doués du tout s'en dégoûter aussi par incapacité à suivre car il n'est plus possible de les aider. Pour mémoire je rappelle quand même que tous les régimes totalitaires commencent leur travail de sape en détruisant l'éducation. Jules Ferry doit avoir le tournis dans sa tombe, l'école "ascenseur social" est moribonde, et tout le monde s'en fout: vive la République! Une république qui pérennise un système social au seul bénéfice de sa classe dirigeante qui agit en sorte que l'accès à son pré carré soit sinon impossible du moins quasi.

Dans ce monde désespérant et décourageant j'ai mis il y a trois ans un enfant au monde. Et c'est bien le monde tel qu'il est et tel qu'il va qui m'a longtemps fait hésiter à résister à l'appel de la nature. 
Le wek-end dernier c'était donc l'anniversaire del Babynator. Une belle journée ensoleillée pas comme aujourd'hui où la pluie contre-révolutionnaire tombe à verse sur les manifestants avec pleins de belles choses, et énormément de photos. D'où souci: quand on ne scrappe pas les photos illico on perd l'émotion, mais là désolée je manque de temps pour farfouiller dans Dédé l'Obèse à la recherche de THE papier, THE élément. Donc j'ai opté pour une formule perso, avec une ligne de conduite simple, pour simplement retracer cette belle journée, et plus tard quand j'aurai du temps je travaillerai certains clichés de façon moins "journal" et plus "artistique".

J'ai flouté les visages, mais franchement vous y perdez.La première grande photo est juste sublime!





vendredi 27 mai 2011

De l'heure des bilans

Tous les ans ça tombe, boum, on prend une année de plus. En fait on prend juste un jour de plus dans l'absolu, mais soudain par une pirouette cacahouète ironico-sadique que je n'avale pas, c'est toute l'année qui vous dégringole sur les zépaules.
Pis parfois c'est carrément la dizaine, hein, histoire de.

Quand c'est la dizaine, c'est le moment des bilans. 
Où tu fais le ratio entre tes rêves, tes espoirs, tes désespoirs, tes cauchemars, ta réalité. 
Où tu fais la soustraction qui tue âge moyen de décès de la population féminine française moins âge de ce jour égal putain merde alors.
Où tu regardes les djeunzs qu'ont que 20ans et que finalement tu te sens pile comme eux et à trois milliards d'années lumière en même temps.
Où tu te rends compte que la peau est moins élastique ça tu le savais avant mais là t'es obligé de le regarder en face, que être et avoir été, que plus jamais et que ben vala.
Où tu passes la journée avec ton ratio, tes djeunzs et ton miroir à te planquer dans les waters pour essuyer la larmichette de ce putain de temps qui passe tellement vite que merde quoi à la fin c'est po juste.
Où comme on fait pas manger une anorexique en lui parlant du Sahel on te consolera pas en te parlant des zenfants à l'hosto, on te fera juste pleurer plus fort.

Et où tu peux aller te balader en ville gratos vu que c'est le seul jour de l'année où le parking il est offert par la société qui le gère.

Pas certaine que ça compense...

lundi 10 janvier 2011

De la politique et du danger probable d'en parler - mais m'en fous!

Vraiment, vraiment, y en a marre... 

Nos élus ont vraiment, vraiment, des façons de faire ahurissantes. Le pire, c'est que ça marche.

Règle numéro 1, LA règle sacrée: "quand ça sent le cramé, trouve un bouc émissaire" un bouc et misère avait un jour écrit une de mes élèves, elle n'avait pas tant tort que ça. Le moral des français est plus bas que celui des Afghans? Ben on va vite vite lui désigner la personne à abattre. Alors voyons voir ce qui fait recette... les arabes, déjà un peu trop fait. Les juifs, historiquement déjà fait. Les banquiers qu'on a renfloué, peut pas toucher. Les députés qui s'auto-augmentent s'auto-amnistient et s'auto-exemptent, ça va pas la tête? Faut un truc populaire en plus, faut que ça buzze sur le net tout ça, hein! 

Tiens, les fonctionnaires? Si on leur tapait sur la tête aux fonctionnaires?

C'est faciiiiile: en France il y a deux catégories de personnes. Celles qui sont fonctionnaires, qui en chient, et qui sont muselées par leur devoir de réserve. Et celles qui ne le sont pas, et qui en chient quand même en rêvant à l'herbe forcément plus verte du voisin. En plus taper sur la tête de quelqu'un qui a obligation de la fermer, c'est pur bonheur. 

Et comme prévu la masse se déchaîne à coup de commentaires virulents de haine sur les forums divers et variés.

Facile. Ça paye, ça rassemble. Pis ça coûte rien à personne, c'est pas comme les grèves contre les retraites, qui ne se sont pas transformées en re-mai 68 contre l'ensemble d'un système dont tout le bon peuple s'accorde pourtant à déplorer le profond pourrissement passque le bon peuple il avait pas les moyens.

En pédagogie, on vous apprend que la base c'est la reconnaissance. Personne ne travaille bien, avec implication, durablement, s'il n'en reçoit pas une reconnaissance. Depuis l'allègre coup du mammouth, la formule a fait des petits, et de reconnaissance point. Je m'en va donc en ce petit matin aller fonctionner au service d'un État sans reconnaissance pour instruire les enfants sans reconnaissance de parents qui en ont parfois, eux.

dimanche 26 décembre 2010

Lizzie a la gueule de bois

Je sais pas pour toi, ô lecteur, mais je dééééteste le 26 décembre. C'est là que le soufflé noyellien retombe grave, et boum. Plus de paquets à ouvrir, mais surtout plus de surprises à préparer, et trop, trop de bonnes choses, trop de bonnes émotions dont on est soudain brutalement sevrés. Vlan, hier c'était paillettes serpentins et gouzi-gouzi, aujourd'hui c'est faut sortir les poubelles et préparer la purée mousseline ah, et au fait, t'as pas une lessive à faire tourner? Pfffff.

Il existe une théorie pas idiote au demeurant qui dit qu'on n'apprécie la lumière que parce que l'ombre existe. Certes. C'est vrai. Il y en a une autre qui dit que c'est l'attente le meilleur moment. Pas entièrement faux. Je souscris à tout ça.

Mais j'aime pas le 26 décembre quand même.




mercredi 1 décembre 2010

Lizzie part dans tous les sens (mais c'est po grave)

Billet sans cohérence aucune, je préviens, comme ça t'es pas surpris, ô lecteur de mon coeur.

D'abord file chez ACO, parce que le calendrier de l'Avent ça commence maintenant, eh oui, on est le 1er décembre! Chaque partie ne reste en ligne que 48h, alors 'tention de pas en louper une! Entre nous, et n'y ayant pas participé, je trouve que c'est une super idée, c'est tellement excitant de savoir qu'on a une surprise tous les matins, je sais pas vous mais moi j'adoooore l'idée, je me sens redevenir une gamine ok j'en ai jamais été bien loin.

Ensuite... aaah boum! C'est ce que j'ai failli faire en poussant la porte commentaires de mon sweet home-blog. HUIIIIIT commentaires d'un coup? Heureusement que ma brioche aux pépites de chocolat, pas sur le ventre, sur le ventre y en a pas! m'a retenue. Ok, il y en a un de référencement, et Margotte a cliqué trop vite et a dû en poster deux looool, mais quand même, whaaaa, sois en remercié et béni ô lecteur, que ta digestion ait la sérénité du moine zen qui médite au dessus du sol comme dans la pub durant ces fêtes de fin d'année.

Pour continuer, un immeeeeense merci à Margotte pour le super bon plan lààààà. Moi qui viens de dire que j'aime les calendriers de l'Avent, ça m'en fait deux à ouvrir chaque jour, c'est plus du bonheur à ce stade, c'est le nirvana et comment je mène à bien environ 78 projets simultanément, moi? Qui va corriger mes copies? Faire à manger? Nettoyer la casa? Dormir à ma place??????

Enfin je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager un autre moment de pur bonheur langagier Babynatorien.

- Allez mon cœur on se prépare, hop hop on est pressé, hop hop le tee-shirt, hop hop le pull, hop...
- Maman t'es zolie.
- Rooooo c'est troooooop zentil mon petit coeur...
- Maman t'as des poils dans ton nez.
- ... gniiiiourf!

lundi 8 novembre 2010

Lizzie lit dans Médiapart ce matin...

... ce qu'elle pense dans son coin depuis un moment, à partir de la seconde phrase mais j'ai laissé celle d'avant pour plus d'intelligibilité.

Ce président, son gouvernement et ses ministres, n’acceptent apparemment pas l’humour qui dénonce leurs turpitudes : Stéphane Guillon, Didier Porte et Gérald Dahan, virés de la radio publique  France Inter comme des malpropres, sans doute pour complaire à l’Elysée,  en sont un bel exemple. Par l’atteinte aux investigations des journalistes et aux dénonciations humoristiques, la démocratie n'est-elle pas en passe de n’avoir plus court dans la France sarkozyste ramenée « de la 11è place à la 44è place  au classement de Reporters Sans frontières sur la liberté de la presse ».
Notre devise républicaine, Liberté-Egalité-Fraternité, a-t-elle toujours cours dans la France Sarkozyste ou faut-il commencer à en faire notre deuil ?

Loin de  moi l'envie de transformer ce blog en arène politique essaye même pas ô lecteur mais finalement que ce soit  là ou au boulot c'est toujours pareil: au début on me traite de parano, ensuite... j'avais raison!

mardi 26 octobre 2010

Lizzie est flashée, et révoltée!

Il y a des trop cons sur cette terre!
Non, je ne suis pas la conductrice parfaite, mais je fais super attention aux limitations de vitesse. C'est vrai quoi, ça sert à quoi de rouler dix km/h de plus, on arrive presque au même moment de toute façon, et on risque un pv qu'on aura bien du mal de payer, les temps sont durs... 
Autoroute, péage, on redémarre. Et là un abruti fini s'amuse à me coller au pare-choc. Il n'y a personne à gauche, mais visiblement ça ne l'amuse pas de doubler, c'est plus drôle de jouer à la poussette à 130. 
Sauf que j'ai Babynator à l'arrière. 
Comme il ne lâche pas, cet imbécile décérébré, et comme je crains la fausse manœuvre qui nous enverrait tous dans le décor, j'accélère brusquement pour me dégager de là. Sans doute pas la meilleure des réactions, mais la seule qui m'est venue à ce moment précis.
Et Flash.
Et l'autre crétin qui me double en se marrant comme une baleine.
Donc toi, ô lecteur, si tu t'ennuies le soir, si tu sais pas quoi faire de ta peau, de tes dix doigts et de ton neurone, voilà le bon plan: mets la vie des autres en danger pour les pousser dans les griffes d'un radar préalablement repéré! Tu auras l'excitation de la chasse, et le plaisir de savoir que ta victime, en plus d'une belle frousse, perdra un point, 90€, et toute possibilité de recours! C'est trooooop bien, non?

vendredi 15 octobre 2010

Lizzie crie au scandale!!!!

Suite à la réponse de Katell à mon billet précédent, je m'étais mise en tête, ô naïve que je suis-étais-resterai sans doute, de faire un billet nostalgico j'assume sur la reine de mes lectures enfantines, j'ai nommé la si gracieuse Martine. 
Oui j'adorais ces belles images un peu pastel, très travaillées au trait, et je rêvais des heures durant devant les illustrations, le joli teckel toujours bien brossé, le vélo toujours rutilant, et je garde un souvenir particulièrement ébloui du "Martine se déguise" avec grandes robes qui volent et capelines fleuries. 
Donc pour retrouver, en ce matin de faut aller bosser et retrouver mes élèves que ça fait des années que j'en avais pas eu des aussi pénibles misère de moi, pour retrouver disais-je un peu de cet éblouissement d'antan eh oh pas si loin que ça quand même charriez pas, je vais voir mon pote Googueleu et je tape Martine dans la recherche d'images.
D'abord j'ai po compris.
Ensuite je n'en ai pas cru mes mirettes et j'ai regardé autour de moi dans l'espoir de voir un éléphant vert traverser le salon, ce qui aurait confirmé qu'on avait trafiqué mon thé (Lotus Royal ce matin). Nan. Aucun pachyderme à la chlorophylle dans mon salon. Zut alors, jamais là quand on en a besoin!
Force m'est de constater que certains ne respectent rien. Au bout de trois pages de Googueleu, toujours aucune des belles images de mon enfance, mais des détournements à prétentions humoristiques.


Il y a donc un "générateur de couvertures Martine" qui existe làààà, après avoir été régulièrement suspendu sur demande des éditions Casterman et qui sans nul doute sera ré-hébergé ailleurs s'il est re-suspendu.
Et il n'y a donc vraiment plus rien de sacré dans cette société! Et en plus hontàmoi certaines m'ont fait sourire!
édit: allez donc voir làààààà 

jeudi 14 octobre 2010

Lizzie et les "mercredi comme ça"

Mes frères z'et soeurs et fidèles lecteurs, je vous le dis, si Babynator ne se décide pas fissa à sortir de la crise des deux ans, ça va mal finir. Il sera explosé contre le mur ou, plus vraisemblablement, sa douce mère finira dans une pièce aux murs tout doux avec une chemise aux manches très longues au look intemporel et très seyant au teint.

Pour ce mercredi-hier, j'avais prévu matinée coolos, baby gym, repas, câlin lecture sur la canapé, sieste, promenade ou dessin pâte à modeler selon la météo, gouzi gouzi sous la douche, repas cuisiné ensemble, câlin lecture jeu sur le canapé et dodo en chansons.

Au lieu de quoi nous avons eu
- matinée à peu près coolos si ce n'est que passionné par son jeu il a inondé son dernier pantalon proprérepassé, mais visiblement il n'y a que Conchita que ça dérange
- baby gym avec participation de ma pomme obligatoire, en mi-bas sur le sol glacé, seul Babynator étant doté de chaussons (vais-je devoir m'acheter des chaussons pour MOI parce que LUI va à la gym?), ralouilles et pipi room et "veux partir"
- puis évidemment "veux pas partir veux rester à la babyzym" pour faire une moyenne
- repas interminable, ponctué de "z'en veux plus" et de "aaaaah z'en veux encoooooore!!!!!" quand j'ose enlever l'assiette pourtant dédaignée
- méga crise de colère avec hurlements, coups de pieds, poings serrés parce que monsieur ne veut ni ramasser ni remettre ses p***** de chaussons
- punition
- hurlements
- punition
- hurlements
- finalement sieste, avec réveil hurlant toutes les heures "veux sanson, veux câlin, veux zouer"
- réveil final au cri de "ze veux pas me lever"
- refus de goûter, suivi trente minutes plus tard d'un impérieux "ze veux manzer!!!!!"
- refus de jouer, "ze veux aller au toboggan" suivi d'un décibelement inacceptable au moment de franchir la porte "ze veux pas aller au toboggan!"
- remorquage du rebelle jusqu'à la poste, fermée depuis 5 minutes, j'aurais dû mettre Babynator sur roulettes et nous serions arrivés à l'heure (idée à conserver).
- cramponnage féroce de menotte qui veut pas rester dans ma paluche en marchant le long de la route/ traversant le parking/ traversant la rue.
- sourire extatique de maman comblée quand Babynator, super à l'aise dans les relations publiques, tend avec un grand sourire un billet de 20 pour payer une baguette. Ne jamais négliger la puissance de l'hypocrisie sociale en matière de maternité.
- re-cramponnage féroce pour gagner le toboggan.
- lâchage de menotte, soldé par un "ze veux pas que tu me lâches", ben tiens, m'en serais doutée.
- jeux dans le froid glacial et le vent qui ne l'est pas moins.
- roulage par terre en hurlant quand sonne le signal du départ, classique.
- tentative d'évasion en traversant le parking, d'où remontrance, attrapage de menotte, hurlements d'indépendance.
- lâchage de menotte à 5 mètres de la maison, avec option puisque tu me remorques plus ze boude ze veux plus avancer.
- léger craquage de nerfs maternel, claquage de porte, sprint du Babynator sur 5 mètres, eh eh.
- douche relativement calme.
- repas interminable au son désormais classique du "ze veux, ze veux plus, ze veux" avec option apprentissage de batterie avec couverts métalliques sur table en verre. Pendant ce temps Conchita se rend compte qu'elle est aphone et passe ses nerfs sur le repassage, renonçant à avaler quoi que ce soit.
- lecture douloureuse en forçant sur les cordes vocales.
- et dooooodoooo, l'enfant dooooo...

Suivront l'âge bête, la crise d'adolescence, les bêtises de jeune adulte sans cervelle impliquant des bouteilles et un volant... restons optimistes, vers mes 70 ans il devrait être à peu près calmé. Dieu bénisse l'inventeur du stérilet jusqu'à la septième génération!

mercredi 22 septembre 2010

Lizzie and the Dédé Watchers

Nan mais oh.
Quand j'ai adopté Dédé, il affichait gentiment une capacité de 300Go, et me suis dit que j'étais tranquiiiiiille pour un bon bout de temps, genre la prochaine décennie, au moins, à l'aise. Que le bordel bazar pouvait s'y accumuler sans que je sois obligée de faire le ménache, y avait qu'à pousser la poussière dans les coins, y en resterait toujours.
Oïche.
Dédé est devenu obèse, Dédé se meut en ahanant, Dédé m'inquiète, je surveille sa température, j'écoute sa respiration, j'angoisse à chaque sprint, je l'évente, limite je le pose pas entre deux cierges des fois que ça attire sur ses octets mignons les mânes des bites défunts. Dédé n'a plus que 46Go de libres, oïche oïche oïche, autant dire rien, une clopinette, une chiure de mouche sur un Botero.
Donc au régime le Dédé! Puisque l'inspiration a du mal de revenir, puisque l'envie se fait attendre, au lieu de soupirer devant une page blanche quoique virtuelle (pfff, du coup on n'a même pas le plaisir cathartique de la froisser rageusement pour l'envoyer into the basket!) tranchons, élaguons, supprimons, virons, décimons, et que ces petits Go vagissants deviennent grands! Ouvrons les dossiers qui s'empilent, ne gardons que le meilleur, la substantifique moelle aurait dit mon prof de littérature de licence, épurons, rangeons, trions, et que le reste disparaisse. Que Dédé soit transcendé par Mary (Poppins).


En même temps faut pas rêver non plus, hein... on parle de tri, là, pas de miracle... mais quand même!